Sujet 2

Les BSPT et toi

Dans cette section, nous en apprendrons davantage sur le lien entre traumatisme et santé mentale, les symptômes que tu pourrais remarquer chez un proche aux prises avec un traumatisme, et la façon dont ta vie familiale pourrait changer lorsqu’une personne que tu aimes a un problème ou un trouble de santé mentale.

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Un traumatisme, c’est quoi?

(Narratrice) En tant que jeune membre de la famille d’un vétéran, il peut t’être utile de savoir ce qui signifie le mot « traumatisme » et certains des termes utilisés lorsqu’on parle de santé mentale et, plus précisément, d’un traumatisme.

Lorsqu’une personne vit un événement profondément pénible, bouleversant ou perturbant, comme un accident ou un crime, ou qu’elle y assiste, elle peut ressentir des effets psychologiques durables. Cette réaction s’appelle un traumatisme.

Un traumatisme peut survenir après un ou plusieurs événements.

Ces événements peuvent être extrêmes et même mettre la vie en danger, mais n’entraînent pas toujours nécessairement une catastrophe ou la mort. Des problématiques comme la discrimination ou l’intimidation peuvent aussi entraîner un traumatisme.

Il arrive parfois que des gens subissent un traumatisme en entendant parler de certaines situations ou de certains événements ou en lisant à leur sujet.

Ton proche pourrait ou non reconnaître qu’il est aux prises avec un problème ou partager avec toi l’étendue réelle de ses difficultés.

L’élément important à retenir est que tout le monde ne subit pas un traumatisme après avoir vécu le même événement, et que la plupart des personnes qui en subissent un se rétabliront avec le temps. Mais il arrive parfois que, même après une longue période, certaines personnes en subissent encore les effets.

Tu pourrais entendre des mots comme « trouble de stress post-traumatique » (TSPT), « blessure de stress post-traumatique » (BSPT) ou « blessure de stress opérationnel » (BSO). Tous ces mots décrivent une blessure mentale liée à un traumatisme, mais chacun d’eux signifie quelque chose de différent.

Il peut être difficile et déroutant de parler de traumatisme

Lorsqu’une personne vit un événement profondément pénible, bouleversant ou perturbant, qu’elle y assiste ou qu’elle en entend parler, elle peut ressentir des effets psychologiques durables. Cette réaction s’appelle un traumatisme. Ces événements peuvent être extrêmes et même mettre la vie en danger, mais n’entraînent pas toujours nécessairement une catastrophe ou la mort. Des problématiques comme la discrimination ou l’intimidation peuvent aussi entraîner un traumatisme.

Tout le monde est différent. Deux personnes peuvent vivre la même situation ou le même événement et seulement une des deux peut subir un traumatisme. La plupart des personnes qui vivent un traumatisme se rétabliront avec le temps.

Parfois, les gens peuvent éprouver des problèmes de santé mentale pendant longtemps après des événements traumatisants.

Tu entendras peut-être des expressions comme blessure de stress post-traumatique, trouble de stress post-traumatique ou blessure de stress opérationnel. Ton proche peut utiliser ces termes quand il parle de sa santé mentale.

D’un autre côté, tu n’entendras peut-être aucun de ces termes, même si tu remarques que ton proche a quelque chose de différent. Il y a de nombreuses raisons à cela : ton proche pourrait ne pas reconnaître les signes et les symptômes ou penser qu’il a un problème ou un trouble de santé mentale; il pourrait vouloir te protéger; ou il s’inquiète de la façon dont toi ou d’autres personnes réagirez s’il admet vivre une période difficile.

[Thomas rentre chez lui à pied. Il hésite un instant avant d’ouvrir la porte.]

(Maman) : Thomas, tu rentres tard. Où étais-tu?

(Thomas) : Je faisais des devoirs avec mes amis à l’école.

[Il dépose doucement ses chaussures et son sac d’école.]

[Papa regarde la télévision dans une autre pièce.]

[Thomas et sa maman sont en train de préparer une collation dans la cuisine.]

(Maman) : Thomas, peux-tu me donner le sucre qui est dans l’armoire, s’il te plaît?

(Thomas) : Oui, oui.

[Thomas prend le sucre dans l’armoire. La porte de l’armoire se ferme fort : « CLAKKKK ».]

[Thomas grimace immédiatement et regarde par-dessus son épaule vers papa pour vérifier sa réaction.]

[Papa sursaute et se lève d’un coup, prêt à protéger sa famille.] 

[Papa entre dans la cuisine en courant.]

(Papa) : C’était quoi ce bruit? Ça va?

(Thomas) : Désolé papa. C’est juste la porte d’armoire qui a claqué.

(Papa) :  Combien de fois faut-il que je te répète d’éviter de faire des bruits comme ça? Ce n’est pas drôle!

[Thomas se rend dans sa chambre. Il regarde par la fenêtre et repense à la façon dont son papa a changé.]

(Thomas) : Je me souviens que papa se levait au milieu de la nuit pour vérifier toutes les portes et les fenêtres de la maison. Des fois, il se réveille en criant parce qu’il fait des cauchemars. Maman a commencé à dormir dans une autre chambre. Avant, on allait au hockey ensemble et on faisait des pique-niques au parc. Mais tout ça est devenu trop stressant. Je me sens comme si je ne le reconnaissais plus. Son regard est étrange et lointain. On dirait qu’il me dévore des yeux.

[Thomas est dans le bureau de Mme Young.]

(Thomas) : … et c’est comme ça que mon père a changé avec le temps. Avant, on avait du plaisir ensemble. Maintenant, on dirait que je ne peux jamais rien faire qui lui fait plaisir. Est-ce qu’il m’aime encore?

(Mme Young) : Ouf, ça doit être difficile pour toi. N’oublie pas, Thomas, ce n’est pas ta faute. Ton père a vécu certaines choses au travail qui ont eu un grave effet sur lui et il a besoin d’aide pour aller mieux. Je connais un programme où les membres de la famille, comme toi, peuvent parler de ce qu’ils vivent et en apprendre davantage sur des choses comme le stress post-traumatique.

[Thomas arrive à une séance de soutien pour les jeunes membres de familles de vétérans. Deux membres du groupe, Emma et Alex, partagent leurs expériences avec les autres.]

(Emma) : Ma mère était dans l’armée de l’air, et elle a trouvé ça stressant. Personne n’a jamais vraiment su ce qui se passait, mais j’ai remarqué qu’elle avait commencé à boire beaucoup plus que d’habitude. Ma tante aussi était dans l’armée et elle a recommandé à ma mère d’aller voir un thérapeute. Elle reçoit l’aide qu’il lui faut maintenant. Je suis venue vous voir parce que, moi aussi, j’ai besoin d’aide.

(Alex) : Mon grand frère était dans la GRC. Chaque fois que c’est l’heure des nouvelles à la télé et qu’il y a des catastrophes, il éteint la télé. Je pense que ça lui rappelle ce qu’il a vécu. Des fois, mon frère est choqué et, d’autres fois, c’est comme si rien ne l’intéressait. Aussi, les mouvements brusques lui font peur. J’ai de la difficulté à me concentrer à l’école parce que je m’inquiète pour lui — je veux juste qu’il aille mieux. J’ai mal au ventre juste à y penser.

[À la fin de la séance, Thomas reçoit un porte-clés sur lequel figure l’adresse d’un site Web (TrousseMentale.ca).]

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[Thomas rentre chez lui à pied. Il hésite un instant avant d’ouvrir la porte.]

(Maman) Thomas, tu rentres tard. Où étais-tu?

(Thomas) Je faisais des devoirs avec mes amis à l’école.

[Il dépose doucement ses chaussures et son sac d’école.]

[Papa regarde la télévision dans une autre pièce.]

[Thomas et sa maman sont en train de préparer une collation dans la cuisine.]

(Maman) Thomas, peux-tu me donner le sucre qui est dans l’armoire, s’il te plaît?

(Thomas) : Oui, oui.

[Thomas prend le sucre dans l’armoire. La porte de l’armoire se ferme fort : « CLAKKKK ».]

[Thomas grimace immédiatement et regarde par-dessus son épaule vers papa pour vérifier sa réaction.]

[Papa sursaute et se lève d’un coup, prêt à protéger sa famille.]

[Papa entre dans la cuisine en courant.]

(Papa) C’était quoi ce bruit? Ça va?

(Thomas) Désolé papa. C’est juste la porte d’armoire qui a claqué.

(Papa) Combien de fois faut-il que je te répète d’éviter de faire des bruits comme ça? Ce n’est pas drôle!

[Thomas se rend dans sa chambre. Il regarde par la fenêtre et repense à la façon dont son papa a changé.]

[Pensées de Thomas] Je me souviens que papa se levait au milieu de la nuit pour vérifier toutes les portes et les fenêtres de la maison. Des fois, il se réveille en criant parce qu’il fait des cauchemars. Maman a commencé à dormir dans une autre chambre. Avant, on allait au hockey ensemble et on faisait des pique-niques au parc. Mais tout ça est devenu trop stressant. Je me sens comme si je ne le reconnaissais plus. Son regard est étrange et lointain. On dirait qu’il me dévore des yeux.]

[Thomas est dans le bureau de Mme Young.]

(Thomas) … et c’est comme ça que mon père a changé avec le temps. Avant, on avait du plaisir ensemble. Maintenant, on dirait que je ne peux jamais rien faire qui lui fait plaisir. Est-ce qu’il m’aime encore?

(Mme Young) Ouf, ça doit être difficile pour toi. N’oublie pas, Thomas, ce n’est pas ta faute. Ton père a vécu certaines choses au travail qui ont eu un grave effet sur lui et il a besoin d’aide pour aller mieux. Je connais un programme où les membres de la famille, comme toi, peuvent parler de ce qu’ils vivent et en apprendre davantage sur des choses comme le stress post-traumatique.

[Thomas arrive à une séance de soutien pour les jeunes membres de familles de vétérans. Deux membres du groupe, Emma et Alex, partagent leurs expériences avec les autres.]

(Emma) Ma mère était dans l’armée de l’air, et elle a trouvé ça stressant. Personne n’a jamais vraiment su ce qui se passait, mais j’ai remarqué qu’elle avait commencé à boire beaucoup plus que d’habitude. Ma tante aussi était dans l’armée et elle a recommandé à ma mère d’aller voir un thérapeute. Elle reçoit l’aide qu’il lui faut maintenant. Je suis venue vous voir parce que, moi aussi, j’ai besoin d’aide.

(Alex) Mon grand frère était dans la GRC. Chaque fois que c’est l’heure des nouvelles à la télé et qu’il y a des catastrophes, il éteint la télé. Je pense que ça lui rappelle ce qu’il a vécu. Des fois, mon frère est choqué et, d’autres fois, c’est comme si rien ne l’intéressait. Aussi, les mouvements brusques lui font peur. J’ai de la difficulté à me concentrer à l’école parce que je m’inquiète pour lui — je veux juste qu’il aille mieux. J’ai mal au ventre juste à y penser.

[À la fin de la séance, Thomas reçoit un porte-clés portant le logo TrousseMentale.]

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Comprendre les termes

Tu te demandes peut-être ce que signifient tous ces termes. Ils font tous référence à quelque chose qui se produit après que quelqu’un ait été exposé à un événement traumatisant, mais chacun signifie quelque chose de légèrement différent :

Blessure de stress post-traumatique

L’expression blessure de stress post-traumatique (ou BSPT) est un terme général qui désigne tout type de problème ou de trouble de santé mentale qui survient après qu’une personne a vécu un événement traumatisant, en a été témoin ou en a entendu parler. Tu n’as pas besoin de diagnostic pour avoir une BSPT.

Blessure de stress opérationnel

Une blessure de stress opérationnel (BSO) est un terme plus précis qui désigne tout type de problème de santé mentale qui survient après qu’une personne a vécu un événement potentiellement traumatisant, en a été témoin ou en a entendu parler, même pendant son travail. Tu n’as pas besoin de diagnostic pour avoir une BSO.

Trouble de stress post-traumatique

Le trouble de stress post-traumatique (ou TSPT) est un type particulier de trouble de santé mentale qui peut survenir après qu’une personne a vécu un événement potentiellement traumatisant, en a été témoin ou en a entendu parler. Le diagnostic TSPT est posé par un professionnel de la santé autorisé et repose sur des signes, des symptômes et des comportements précis.

Un outil particulier est utilisé pour diagnostiquer les troubles de santé mentale

Un outil que les professionnels de la santé peuvent utiliser pour diagnostiquer un trouble de santé mentale est le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (ou DSM). Le DSM se compare à une encyclopédie sur les troubles de santé mentale. Il explique de nombreux troubles, y compris le TSPT, et décrit les signes et les symptômes que peut présenter une personne aux prises avec chaque trouble.

Jetons un coup d’œil à quelques exemples chez une personne que tu aimes.

1. La mère d’Emma était dans l’Aviation canadienne. Elle a dit que son TSPT avait été causé par des événements très stressants que d’autres personnes ont vécus tout au long de sa carrière, bien qu’elle n’en ait jamais parlé à l’époque. La mère d’Emma reçoit de l’aide de médecins, de pairs et de professionnels de la santé mentale.

Jetons un coup d’œil à quelques exemples chez une personne que tu aimes.

Le grand frère d’Alex était un agent de la GRC. Au fil des ans, il a été témoin de nombreux accidents de la route et, à quelques reprises, il a dit à Alex qu’il avait même dû utiliser une arme lors d’une poursuite policière, ce qui a créé beaucoup de stress pour lui au fil du temps, et nuit à sa santé mentale. Il utilise le terme BSO pour décrire son état de santé mentale actuel.

En ce qui concerne le TSPT, le DSM énumère quatre types principaux de symptômes :

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Les quatre principaux types de symptoms

(Narratrice) Le trouble de stress post-traumatique se caractérise par quatre principaux symptômes.

Si ton proche souffre d’une blessure de stress post-traumatique ou d’une blessure de stress opérationnel, il se peut que tu remarques également un ou plusieurs de ces symptômes.

Le premier est l’impression de revivre un événement.

  • Il se peut que ton proche ait des « flash-back » au cours desquels il a l’impression de revivre l’expérience traumatisante.
  • Cela peut se produire après qu’il ait été exposé à certaines odeurs, à certains sons ou même à une situation qui lui rappelle son traumatisme.
  • Tu pourrais remarquer qu’il a de la difficulté à se concentrer lorsque vous êtes ensemble.

Le deuxième est l’évitement.

  • Il se peut que ton proche fasse des choses pour éviter de penser à ses expériences traumatisantes.
  • Tu pourrais remarquer qu’il n’aime plus faire des activités où il y a de grandes foules ou des bruits forts, comme aller au cinéma ou assister à un concert ou à un événement sportif.
  • Il se peut aussi que ton proche consomme de l’alcool ou d’autres substances pour tenter d’éviter le mal-être et les pensées négatives.


Le troisième est d’avoir des pensées ou des sentiments négatifs.

  • Il se peut que ton proche se fâche facilement.
  • Il peut sembler de mauvaise humeur la plupart du temps, ou même cesser de te montrer ses émotions.


Le quatrième est d’avoir les nerfs à vif et d’être réactif.

  • Il se peut que ton proche soit irascible ou qu’il soit trop méfiant envers des choses que tu trouves normales.
  • Il se peut aussi qu’il t’appelle ou t’envoie des textos souvent pour vérifier ce que tu fais quand tu n’es pas à la maison.
  • Tu pourrais remarquer que certaines choses, comme les mouvements brusques, le dérangent.

Tu pourrais remarquer une partie ou la totalité de ces symptômes si ton proche souffre d’une BSPT ou d’une BSO.

(Clique sur les vignettes ou touche-les pour voir chaque symptôme)

Revivre les événements

Revivre les événements

Il se peut que ton proche ait des « flash-back » ou des cauchemars au cours desquels il a l’impression de revivre l’expérience traumatisante. Il peut aussi avoir de la difficulté à se concentrer à cause de certaines pensées ou images qui surgissent dans sa tête, ce qui le distrait de ce qu’il fait.

Éviter des activités
et des expériences en particulier

Éviter des activités et des expériences en particulier

Ton proche pourrait éviter de faire des choses qui lui rappellent le traumatisme. Par exemple, il pourrait ne pas vouloir faire des choses qu’il aimait faire auparavant, comme aller au cinéma, assister à un concert ou à un match de sport en raison de la grande foule. Il pourrait passer plus de temps seul qu’auparavant. Il se peut aussi qu’il consomme de l’alcool ou d’autres substances pour tenter d’éviter les émotions et les pensées négatives.

Avoir des pensées
et des humeurs négatives

Avoir des pensées et des humeurs négatives

Votre proche peut être bouleversé ou montrer plus facilement d’autres émotions, comme l’inquiétude ou la tristesse. Il peut sembler de mauvaise humeur la plupart du temps, ou même cesser de montrer ses émotions.

Avoir les nerfs à vif et
être réactif la plupart du temps

Avoir les nerfs à vif et être réactif la plupart du temps

Il se peut que ton proche se mette rapidement en colère, ce qui peut rendre certaines activités plus stressantes. Il peut aussi avoir les nerfs à vif ou craindre que certaines choses soient dangereuses. Il peut faire des choses qui, selon lui, améliorent sa sécurité et celle de sa famille, comme installer des systèmes de sécurité à la maison ou t’envoyer des messages texte à plusieurs reprises quand tu sors pour avoir de tes nouvelles.

Il est également important de réfléchir à ce que toi, tu ressens, aussi

Lorsqu’une personne que tu aimes souffre d’un TSPT, d’une BSPT ou d’une BSO, cela peut être stressant pour toi et les autres membres de ta famille. Ça peut ressembler à des montagnes russes d’émotions.

Il est important de savoir que chacun réagit différemment et qu’il n’y a pas de bonne façon de penser, de se sentir ou d’agir. Tes réactions sont normales. Il peut y avoir des moments où tu as besoin de demander de l’aide parce que tu te sens dépassé par la situation ou parce que tu sembles ne pas pouvoir écarter une émotion négative, ce qui est également normal. Tu peux obtenir auprès de certaines personnes et à différents endroits des conseils et des stratégies utiles pour te sentir mieux.

Tu peux penser, agir et ressentir les choses de diverses façons

Voici quelques façons dont la blessure d’un proche pourrait te toucher. Tu pourrais ressentir certains de ces effets, la totalité d’entre eux ou aucun. Consultez notre ressource écrite sur les BSPT et toi pour en savoir plus.

(Clique sur les onglets ou touche-les pour avoir des exemples)

Ta vie quotidienne pourrait être différente de ce qu’elle était auparavant

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Les façons dont le trouble ou la blessure d’un proche pourrait te toucher

(Narratrice) Avoir un proche qui a un problème de santé mentale peut être stressant.

Il se peut que tu aies du mal à comprendre ce qui se passe. Il se peut aussi que tu aies des pensées comme « ma famille ne sera plus jamais comme avant » ou « c’est ma faute si mon proche se comporte de cette façon ».

Tu pourrais vivre des montagnes russes d’émotions, comme de la confusion, de la colère, de la peur, de la tristesse ou du désespoir. À l’opposé, tu pourrais avoir seulement l’impression d’être engourdi.

Tu pourrais commencer à agir ou te comporter différemment, toi aussi. Par exemple :

  • Il se peut que tu ne veuilles plus passer autant de temps qu’avant avec ta famille et tes amis, ou faire partie d’une équipe de sport ou de clubs, ou que tu aies de la difficulté à faire tes devoirs.
  • Il se peut que tu essaies d’avoir un comportement irréprochable en tout temps ou que tu fasses plus de corvées à la maison, ou, au contraire, que tu commences à mal te conduire ou à enfreindre davantage les règles.


Tu pourrais éprouver des symptômes physiques, comme des maux de tête ou de ventre.

Tu pourrais remarquer ces effets tout de suite ou, parfois, après un certain temps.

Il est important de savoir que chacun réagit différemment et qu’il n’y a pas de bonne façon de penser, de se sentir ou d’agir. Tes réactions sont normales.

Il pourrait y avoir des moments où tu dois demander de l’aide parce que tu te sens vraiment bouleversé. Ça aussi, c’est normal.

Le plus important, c’est que tu fasses ce qu’il faut pour prendre soin de toi et de ta santé mentale. Ça peut comprendre d’utiliser des outils ou des stratégies pour t’aider à surmonter une situation, ou de parler à un adulte ou à un professionnel de confiance lorsque tu traverses une période particulièrement difficile.

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Changements dans ta vie familiale

(Narratrice) Lorsque quelqu’un que tu aimes, comme ton père ou ta mère, est aux prises avec un problème de santé mentale, il se peut que ta vie quotidienne soit différente de ce qu’elle était avant, surtout si ce proche vit avec toi.

Tu pourrais constater qu’il y a davantage de stress et de conflits entre les membres de ta famille. Il est possible que les choses que toi et ta famille faisiez auparavant deviennent plus stressantes.

Il est possible aussi que tu commences à accomplir de nouvelles tâches ou corvées pour essayer d’aider les membres de ta famille.

Le fait que ton proche reçoive un traitement de santé mentale peut entraîner d’autres changements dans ta vie.

  • Par exemple, si ton proche reçoit de l’aide dans un hôpital ou une clinique, il se peut qu’il ne soit pas aussi souvent à la maison ou qu’il soit absent pendant une longue période.
  • Il est possible que toi et ta famille suiviez une thérapie, seuls ou ensemble.


Tous ces changements peuvent être difficiles pour toi, surtout au début. Essaie de toujours garder l’esprit ces trois points importants :

  1. Ce n’est pas ta faute.
  2. Ce n’est pas à toi de « régler » ce qui se passe. Il existe de nombreux traitements pour aider ton proche à se rétablir.
  3. Ton proche continue de t’aimer.

Avec tous ces changements, ta vie quotidienne pourrait être différente de ce qu’elle était auparavant. Ces changements peuvent être stressants, surtout au début. N’oublie pas que le changement peut mener à des résultats positifs, comme l’acquisition de nouvelles compétences ou la recherche de nouvelles façons de faire les choses.

Voici quelques-unes des façons dont ta vie peut changer :

(Clique sur les vignettes ou touche-les pour voir des exemples)

Changement de routine

Changement de routine

  • Tes activités familiales habituelles pourraient changer légèrement pour devenir plus conviviales pour la personne souffrant de BSPT. Par exemple, au lieu d’aller au cinéma, vous pourriez avoir une soirée cinéma à la maison.
  • Il est possible que toi ou des membres de ta famille ayez besoin de suivre une thérapie après l’école, seuls ou ensemble.
  • Ton proche pourrait devoir s’absenter de chez toi pendant un certain temps pendant qu’il reçoit l’aide dont
    il a besoin.
  • Tu pourrais passer plus de temps à faire des choses avec d’autres membres de ta famille.

Changement des rôles et des responsabilités

Changement des rôles et des responsabilités

  • Il est possible que toi ou d’autres membres de ta famille assumiez de nouvelles tâches que vous n’avez jamais faites auparavant, comme aller chercher des médicaments ou conduire pour vous rendre à un rendez-vous et en revenir.
  • Tu pourrais entreprendre autre chose, comme préparer le souper, tondre la pelouse ou contribuer à d’autres tâches ménagères.

Fonctionnement de la famille

Fonctionnement de la famille

  • Tu pourrais avoir l’impression qu’il est parfois plus difficile de communiquer avec les membres de ta famille. Par exemple, vous pourriez ne pas échanger autant qu’avant.
  • Il se peut que tu aies l’impression de ne pas bien t’entendre avec ta famille aussi bien qu’avant ou qu’il y ait plus de conflits.
  • Certaines activités, comme conduire pour aller à l’école, peuvent devenir plus stressantes et commencer à ressembler davantage à un fardeau.
  • Tu pourrais commencer à te sentir plus proche de ta famille à mesure que vous vous adapterez aux changements.

Trois points importants à garder à l’esprit

  1. Ce n’est pas ta faute.
  2. Ce n’est pas à toi de « réparer » la situation. Il existe de nombreuses options de traitement et de soutien.
  3. Ton proche continue de t’aimer!

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